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7. Les mouvements sociaux et l'organisation populaire

category brésil/guyane/suriname/guinée française | mouvement anarchiste | déclaration de principes author Monday August 06, 2012 19:15author by FARJ - FARJ Report this post to the editors

Anarchisme social et organisation

Anarchisme social et organisation Traduction française

7. Les mouvements sociaux et l'organisation populaire

Les mouvements sociaux et l'organisation populaire

Ce sont les gens eux-mêmes, ceux qui ont faim,
les dépossédés, qui ont à abolir la misère.
Ricardo Flores Magón
Organiser les forces populaires pour réaliser la révolution [Sociale],
C’est le seul objectif pour ceux qui désirent sincèrement la liberté.
Mikhaïl Bakounine
Favoriser les organisations populaires de toutes sortes est la suite logique
de nos idées fondamentales et, par conséquent, devrait
être une partie intégrante de notre programme.
Errico Malatesta

Nous avons mentionné l'organisation populaire et nos attentes par rapport à elle à quelques reprises auparavant. Nous avons déjà défini que son objectif est de «renverser le capitalisme et l'État, et, par le biais de la révolution sociale, de construire le socialisme libertaire», et à travers cela nous la considérons comme un véritable protagoniste dans le processus de transformation sociale. Nous avons également mentionné que le plan sur lequel les mouvements sociaux se développent et au sein duquel nous devons chercher à construire et augmenter la force sociale de l'organisation populaire est ce que nous appelons le plan social. À ce stade, nous cherchons à discuter des mouvements sociaux, de leurs caractéristiques souhaitées et leurs méthodes d'action souhaitées, ainsi que la façon dont ils peuvent contribuer à la construction du développement de l'organisation populaire.
En traitant de ce plan social, nous devons penser aux possibilités du peuple, qui doit être l’agent principal du changement social que nous proposons. Il est indéniable qu'il y a une force sociale latente dans les classes exploitées, mais nous considérons que c'est seulement à travers l'organisation que cette force peut quitter le champ des possibilités et devenir une force sociale réelle. La question se pose, alors, comme suit:
Il est vrai qu'il ya [dans le] peuple une grande force élémentaire, une force qui sans aucun doute est supérieure à [celle du] gouvernement et à [celle des] classes dirigeantes réunis, mais sans organisation une force élémentaire n'est pas une force réelle. C'est sur cet avantage incontestable de la force organisée par rapport à la force élémentaire du peuple que se fonde la force de l'Etat.. Ainsi, le problème n'est pas de savoir si il [le peuple] peut se soulever, mais si il est capable de construire une organisation qui lui donne les moyens d'arriver à une fin victorieuse - non pas par une victoire fortuite, mais un triomphe prolongée et définitif. [95]

À partir de l'organisation et de son application pratique sur le terrain cette force croît de façon exponentielle, offrant une chance réelle de lutter contre le capitalisme et l'Etat. [96]. Ceci parce que "nous avons avec nous la justice, des droits, mais notre force n'est pas encore suffisante" [96]. Comme nous l'avons dit plus tôt, ce sera l'accroissement permanent de la force sociale de l'organisation des classes exploitées qui sera en mesure de fournir la transformation sociale souhaitée.
Pour la construction d'une organisation qui nous donne les moyens d'atteindre les objectifs souhaités - la révolution sociale et le socialisme libertaire - consolidant la victoire, nous préconisons un modèle pour la création et le développement de ce que nous appelons l'organisation populaire.
Tout d'abord, nous défendons l'organisation comme nous l'avons défini précédemment, c'est-à-dire la «coordination des forces » ou« l’association autour d’un objectif commun et avec les voies et moyens nécessaires pour atteindre cet objectif ». Nous avons également déjà dit que l'organisation multiplie la force sociale du peuple et c'est seulement à travers elle que nous pouvons construire une opposition capable de renverser le capitalisme et l'État. Ce modèle d'organisation que nous revendiquons est le fruit de la libre association des membres des classes exploitées.
A travers l’association, ils [les travailleurs] s'instruisent, s’informent mutuellement et mettent fin, par leurs propres efforts, à cette ignorance fatale qui est l'une des causes principales de leur esclavage. A travers l’association, ils apprennent à s'aider eux-mêmes, à se connaître, à s’entr’aider les uns les autres, et finalement à créer une force plus redoutable que celle de tous les bourgeois capitalistes et de tous les pouvoirs politiques réunis. [97] [97]
En second lieu, nous justifions cette organisation comme étant populaire, ce qui lui donne une caractéristique combattive de lutte de classe. En d'autres termes, l'ensemble de la catégorie des classes exploitées doit être mobilisées dans ce modèle d'organisation, tel que défini ci-dessus. La participation de tous les secteurs qui souffrent de la plus dure manière des acts du capitalisme est, par conséquent, une priorité. Lorsque l'organisation a un caractère de classe cela stimule et favorise la lutte des classes. De cette façon, l'organisation populaire est construit à partir du bas vers le haut, de la "périphérie vers le centre", et à l'extérieur des centres de pouvoir du système actuel.
L'organisation populaire est construite au moyen de la volonté de lutte du peuple. Ainsi, elle n'est pas le fruit d'un mouvement spontané, tout en sachant que de nombreuses expressions de la lutte de classe surgissent spontanément. Elle est également nécessaire parce que nous ne croyons pas – à la différence de ce qu’ont défendu de nombreux socialistes au XIXe siècle - que la société capitaliste se dirige vers sa propre fin, ou que le socialisme est le résultat d'une évolution naturelle du capitalisme. Il semble tout à fait clair pour nous que nous devons penser à un modèle organisationnel comme un outil de lutte, car, autrement, le capitalisme et l'État ne cesseront pas d'exister.
Nous comprenons l'organisation populaire comme le résultat d'un processus de convergence de diverses organisations sociales et de différents mouvements de base, qui sont le fruit de la lutte des classes. Pour cette raison, nous croyons que nous devrions favoriser toutes sortes d'organisations et de mouvements de ce type, considérant ce soutien comme la conséquence de nos idées les plus fondamentales. Ces organisations et ces mouvements ont été appelés «mouvements de masse» dans le passé, mais le côté autoritaire du socialisme a fini par donner à l'expression "masses" la connotation de «masse de pions", d'un mouvement sans conséquence qui devrait être dirigé et guidé par une avant-garde, qui serait organisé dans un parti verticalisé. Autrement dit, les autoritaires ont traité les mouvements de masse à partir d'un point de vue hiérarchique, en cherchant à les dominer.
Nous considérons la participation sociale et populaire dans le processus de transformation sociale essentielle. Les mouvements de masse peuvent être appelés « organisations sociales », « mouvements populaires », mais aussi « mouvements sociaux », un terme que nous utiliserons à l'avenir.
Un mouvement social est une association de personnes et/ou d'entités qui ont des intérêts communs dans la défense ou la promotion d’objectifs déterminés au sein de la société. Ces mouvements peuvent se produire dans les secteurs les plus différents de la société et lèvent les étendards de lutte les plus divers, qui montrent les besoins de ceux qui se regroupent autour de la cause commune qu’est le mouvement. Comme nous l'avons vu la société d'aujourd'hui offre à la plus grande partie de la société une situation de souffrance et de privation et cela sert souvent comme un facteur d'association, qui donne corps à des organisations qui défendent les intérêts du peuple.
Grâce à des organisations fondées pour la défense de leurs intérêts les travailleurs acquièrent la conscience de l'oppression dans laquelle ils se trouvent, et à partir de l'antagonisme qui les sépare des patrons [ou de la classe dirigeante] ils commencent à désirer une vie meilleure, à s’habituer à la lutte collective et à la solidarité et à être capable de gagner ces améliorations qui sont compatibles avec la persistance du régime capitaliste et étatique. [98]

Les mouvements sociaux sont le fruit d'un trépied composé de la nécessité, de la volonté et de l'organisation. Ce trépied motive la création de divers mouvements sociaux à travers le monde, et ce n'est pas différent au Brésil. Ici il ya des mouvements de paysans sans terre, de sans-abri, de chômeurs et des mouvements communautaires, et des mouvements pour un transport abordable et de qualité. Il ya des mouvements de collecteurs de déchets recyclables, des autochtones, des étudiants, des droits de l'homme, du monde du travail, des féministes, des Noirs, des homosexuels, des conseils populaires, artistiques, culturels, environnementaux, entre autres. Ces mouvements ont en commun le fait qu'ils ont surgi de la domination et de l'exploitation de la société dans laquelle nous vivons, beaucoup d'entre eux étant des fruits de la lutte des classes.
Cependant, il n'y a pas beaucoup de mouvements sociaux qui cherchent à construire l'organisation populaire ou même à lutter contre le capitalisme et l'État Beaucoup d'entre eux sont imprégnés des caractéristiques et des valeurs de la société capitaliste et, plus que cela, propagent souvent ces caractéristiques et ces valeurs. La majorité de ces mouvements, que nous pourrions appeler réformistes, croient qu'il y a une solution à leurs questions sous le capitalisme. C'est-à-dire, l’objectif pour une grande partie de ces mouvements est la réalisation de gains à court terme, au sein du capitalisme, et rien de plus. En outre, dans la majorité des cas, les mouvements sociaux ne sont pas correctement articulés entre eux et portent chacun leur propre lutte, sans articulation entre eux. Par conséquent, ils ne prenent même pas la direction du commencement de la construction de l'organisation populaire. Cela montre que même si il y a un certain nombre de mouvements sociaux, le fait est que leurs caractéristiques et leurs façons de faire ne sont pas, en grande partie, en conformité avec ce que nous pensons être approprié. Les moyens qui sont choisis ne conduisent pas aux fins que nous préconisons.
Les mouvements sociaux que nous défendons, et qui nous paraissent contribuer à notre projet politique, partagent certaines caractéristiques et manières de faire les choses.
Ils sont le plus fort possible, avec une bonne organisation et le plus grand nombre de personnes concentrées sur la lutte qu'ils ont décidé être leur priorité. Ainsi, un mouvement des paysans sans terre devrait englober tous ceux qui sont prêts à lutter pour la terre, un mouvement des sans-abri doit embrasser tous ceux qui sont prêts à lutter pour le logement et ainsi de suite. Ainsi, nous croyons que les mouvements sociaux ne doivent pas adhérer et se retreindre à une idéologie, quelle qu'elle soit. Nous ne croyons pas en des mouvements sociaux anarchistes, marxistes ou sociaux-démocrates, ou de quelque autre idéologie particulière. Par conséquent, les personnes d’ idéologies les plus diverses doivent «s'intégrer» dans les mouvements sociaux que nous sommes prêts à créer ou à développer. Pour nous, un mouvement social anarchiste, ou un mouvement de quelqu’autre idéologie, ne tendraient qu’à diviser la classe des exploités, ou même ceux qui sont intéressés à lutter pour une cause particulière. Autrement dit, la force qui doit conduire à la création et au développement des mouvements sociaux est la nécessité, et non l'idéologie. Ainsi, «aucune théorie philosophique ou politique ne doit entrer comme base essentielle, et comme une condition officielle requise dans le programme [...].” [99] Mais cela ne signifie pas que toutes les questions politiques et philosophiques [...] ne peuvent pas et ne devraient pas être librement discutées. "[99]
Bien que nous croyons que les mouvements sociaux ne devraient pas [être conduit] à se fondre dans l'anarchisme, nous pensons que l'anarchisme doit, autant que possible, être diffusé au sein des mouvements sociaux. À l'avenir, nous verrons comment cela doit être fait et dans quel but. Pour l'instant, il suffit de dire que les mouvements sociaux que nous préconisons ne sont pas et ne devrait pas être anarchiste, mais, plutôt, qu’ils sont un terrain fertile pour l'anarchisme.
Nous pensons de même de la question de la religion. Bien que sur le plan politique, nous avons des positionnements anti-cléricaux, nous pensons que sur le plan social il ne faut pas insister sur cette question, empêchant les membres des classes exploitées qui ont des croyances religieuses de lutter. Beaucoup de gens dans les classes exploitées ont des croyances religieuses et il est possible de travailler avec cette question au sein des mouvements, sans pour autant empêcher ces personnes de se battre. Il existe de nombreux groupes religieux progressistes dans les mouvements sociaux, qui font partie du camp large de la gauche et avec lesquels il ya une possibilité de travailler. Les mouvements sociaux "doivent rechercher une base commune, une série de principes simples sur lesquels tous les travailleurs, quelles que soient [leurs choix politiques et religieux], étant au moins des travailleurs, c'est à dire des hommes sévèrement exploitées et souffrant, sont et doivent être en accord »[100].
Une autre caractéristique importante des mouvements sociaux, c'est l'autonomie, qui se développe principalement par rapport à l'Etat, aux partis politiques, aux syndicats bureaucratiques, à l'église, entre autres. Les mouvements sociaux doivent prendre des décisions et agir par eux-mêmes, prenant en charge leurs propres affaires indépendemment d'organismes qui exercent, ou cherchent à exercer une domination sur eux. Par conséquent, ceux qui veulent diriger, commander ou à faire en sorte sorte que les mouvements sociaux servent leurs propres objectifs ne devraient pas avoir d'influence sur eux, car ils ne luttent pas pour le bien collectif des mouvements, mais utilisent la maxime selon laquelle se servir est la meilleure façon de servir les autres.
Les mouvements sociaux ne devraient pas être liés à des politiciens ou à quelque secteur de l'Etat que ce soit parce que nous savons que quand ils viennent en voulant aider, dans la grande majorité des cas, ils sont à la recherche d'une «base» pour leur intérêts politiques politiciens, ou cherchent à calmer les mouvements, en établissant leurs dialogues avec les institutions de l'Etat. Connaissant bien la conception autoritaire des partis, nous savons que leur intérêt est toujours d'exploiter les mouvements sociaux, qu'ils soient des partis réformistes ou révolutionnaires. Tout d'abord, ils participent aux élections et voient les mouvements sociaux comme une réserve de votes. Deuxièmement, ils cherchent un «mouvement de masse" qui sert de base pour l'avant-garde qu'ils souhaitent être. Dans ce cas, les partis politiques veulent diriger et orienter les mouvements sociaux, se croyant supérieur à eux et [se] jugeant être les « éclairés » qui apporteront la conscience aux classes exploitées.. Souvent, leurs membres sont des intellectuels qui veulent savoir, mieux que les gens eux-mêmes, ce qui est le mieux pour eux. D'autres organisations qui cherchent à contrôler, telles les églises et les syndicats bureaucratiques n’aident également pas les mouvements sociaux.
Toutes ces personnes devraient être évincés des mouvements sociaux, car ils ne défendent pas les intérêts des mouvements sociaux, mais leurs propres intérêts. Le mouvement social n'a pas besoin de patrons, de dirigeants ou de personnes qui veulent l'utiliser. Le mouvement social a besoin de gens qui veulent le soutenir et lutter avec lui, mais pas se battre pour lui, à sa place. C'est un endroit qui est légitimé par la nécessité de la survie et par la dignité qu'ont les causes qui promeuvent la vraie solidarité. [101]
Ce dont les mouvements sociaux ont besoin ce sont des gens qui veulent les soutenir, indépendamment de leurs origines de classe, parce qu'ils considèrent leur lutte comme juste. Il n'ya pas de problème avec les gens qui soutiennent les mouvements sociaux tout en n'étant pas exactement dans les mêmes conditions que les autres militants. Ainsi, nous considérons qu'il est juste que les gens employés soutiennent la lutte des travailleurs sans emploi, que les gens qui ont un logement soutiennent la lutte des sans-abri, et ainsi de suite. Même les gens qui viennent des classes moyennes peuvent et même doivent, si ce sont des gens eux-mêmes éthiques, se rapprocher des secteurs les plus exploités de la population et offrir leur soutien.
Cette solidarité devrait toujours être bien accueillie, car elle est importante pour les mouvements sociaux. Un devoir éthique, comme Kropotkine l'a dit, pour inciter les membres des classes moyennes à lutter aux côtés du peuple. Il a dit:
[...] Vous tous qui possèdez des connaissances, des talents, si vous avez du cœur, venez, vous et vos compagnons, les mettre au service de ceux qui en ont besoin. Et sachez que si vous veniez, non comme des maîtres, mais comme des camarades de lutte, non pas pour gouverner, mais pour vous inspirer d'un nouveau milieu, moins pour enseigner que pour concevoir les aspirations des masses, les deviner et les formuler, et ensuite travailler, sans relâche, sans cesse, [...] pour les faire venir à la vie - sachez que là, et là seulement, vous aurez vécu une vie complète. [102]
L'acceptation de cette candidature de soutien pour les mouvements sociaux devrait être conditionnée aux attitudes qu'adoptent ceux qui ont l'intention d'agir dans cette situation. Tant les soutiens, que les militants qui interviennent dans le cadre d'une organisation doivent démontrer qu'ils sont beaucoup plus disposés à écouter que de parler. Ils doivent prendre conscience de la situation et des conditions que vivent ceux qui forment les mouvements sociaux et lutter au coude à coude, grandir avec eux et ne pas définir de manière autoritaire et verticale leurs moyens et leurs formes. A cette condition, le soutien ou le militant s'apercevra que la chose la plus pertinente sera de confronter leur idéologie avec la réalité du groupe et de ne pas essayer de réduire le mouvement social à leurs certitudes idéologiques.
En outre, lorsque nous parlons d'autonomie, nous devons garder à l'esprit que l'autonomie, pour nous, ne signifie pas absence de lutte idéologique, ou même un manque d'organisation. Lorsque vous encouragez l' "absence d'idéologie», la fréquente spontanéité ; lorsque vous renoncez au projet et au programme révolutionnaire – appelant souvent cela « autonomie » - vous ouvrez des espaces et laissez le terrain libre pour la classe dirigeante, les bureaucrates et les autoritaires qui occupent ces espaces.
Une autre caractéristique importante des mouvements sociaux est leur combativité. En affirmant qu'il doivent être combatifs nous voulons dire que les mouvements sociaux doivent établir leurs conquêtes en imposant leur force sociale, et ne pas dépendre des faveurs ou des bonnes actions de quelque secteur de la société que ce soit, y compris l'état. La combativité est également caractérisé par une posture de défense de la lutte de classe en dehors de l'État.
Comme nous considérons l'État comme un important pillier du capitalisme, nous ne croyons pas que les mouvements sociaux sont capables de mettre en oeuvre leurs politiques en son sein sans que cela revienne à légitimer le capitalisme. Les approches que les Etats adoptent envers les mouvements sociaux sont toujours un moyen de les coopter, de conclure un certain «pacte social» visant à calmer l'esprit de lutte de classe avec l'objectif d'assurer la légitimité du système. Indépendamment du fait que les mouvements sociaux sont plus ou moins violents, le fait est qu'ils doivent toujours rester combatifs, confrontant le capitalisme et l'État lui-même.
Nous soutenons également l'action directe comme forme d'action politique, par opposition à la démocratie représentative. Les mouvements sociaux ne doivent pas chercher à faire confiance aux politiciens qui opèrent dans l'état pour représenter leurs intérêts. Nous savons que le mécanisme du système représentatif transforme tous ceux qui y entrent, ne permettant pas - même avec les bien-intentionnés - que les politiciens élus effectuent des actions au nom des classes exploitées. Même les politiciens de «gauche» confondent les fins avec les moyens et ils rendent plus confus les mouvements sociaux au lieu de les clarifier; n'étant pas, par conséquent, le moyen le plus appropriés pour leur émancipation. L'action directe se produit lorsque le mouvement social lui-même,
    en réaction constante contre l'environnement actuel n'attend rien des hommes, des pouvoirs ou des forces extérieures à elle, mais [...] crée ses propres conditions de lutte et tire de lui-même ses moyens d'action. [...] Par conséquent, l'action directe est la concrétisation claire et pure de l'esprit de révolte: elle matérialise la lutte de classe, et la fait passer du domaine de la théorie et de l'abstraction au domaine de la pratique et de la réalisation. En conséquence, l'action directe est la lutte des classes vécue au quotidien, elle est l'assaut permanent contre le capitalisme. [103]
De cette façon, les mouvements sociaux ne confient pas leur action à des politiciens, mais il la mène sur leur propre base, mettant en pratique la devise de l'AIT selon laquelle «l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes." La lutte pour cette émancipation doit être réalisée de façon stratégique, ce qui rend l'action directe plus ou moins violente selon les exigences des circonstances. Quand elle a besoin d'être violente, elle doit toujours être comprise comme une réponse, comme de l'auto-défense vis à vis du système de domination et d'exploitation dans lequel nous vivons.
L'action directe est un moyen pour les mouvements sociaux de faire de la politique dès lors que
nous affirmons que la politique, dans le sens où nous la préconisons, n'a pas de sens partisan, mais le sens de la gestion de ce qui est public, pour tout le monde. La politique faites par le peuple, bien organisé, qui se prononce effectivement sur tout ce qui le concerne. La politique que nous préconisons est celle qui se présente aujourd'hui comme une lutte des travailleurs, organisée de bas en haut, contre l'exploitation et l'oppression dont nous sommes victimes. C'est dans la mobilisation sociale que nous voyons toute perspective de changement politique significatif dans la société. [104]
Dans ce cas, les mouvements sociaux ne se battent pas pour avoir du pouvoir dans l'État ou dans ses structures institutionnelles de pouvoir. Ils sont toujours organisés en dehors de l'Etat, prônant le retour du pouvoir politique au peuple. Ainsi, nous croyons que le problème n'est pas « qui occupe l'Etat ? », mais l'Etat lui-même.
Et c'est seulement de cette façon que nous comprenons le concept du pouvoir populaire [du peuple] préconisé par d'autres groupes et organisations. Si par « pouvoir populaire », nous comprenons la force sociale croissante des organisations des classes exploitées, qui sont incorporés dans un litige en cours avec le capitalisme et l'Etat, alors nous sommes d'accord. Cependant, il ya ceux qui défendent le pouvoir populaire sous la forme d'un soutien à des avant-gardes détachées de la base, à la hiérarchie, aux partis autoritaires, à la conquête de l'État et aux bureaucraties de toutes sortes. Lorsque le pouvoir populaire signifie ce deuxième modèle, alors nous sommes en complet désaccord.
En plus de l'action directe comme moyen de faire de la politique, les mouvements sociaux - dans la manière dont nous les comprenons – ont pour nécessité, dans le cas où ils se proposent eux-mêmes comme agents d'une transformation sociale significative, d'utiliser la démocratie directe comme méthode de prise de décision. La démocratie directe prend place dans les mouvements sociaux quand tous ceux qui y sont impliqués participent de manière effective au processus de prise de décision. En utilisant cette méthode les décisions sont prises de façon égalitaire (tous ont la même voix et le même pouvoir de voter) dans les assemblées horizontales, où les questions sont débattues et délibérées. Il n'y a pas de personnes ou de groupes qui discutent et délibèrent des questions en dehors des assemblées, il n'y a pas de hiérarchie ou de patrons qui commandent et d'autres qui obéissent.

La démocratie directe exercée dans ce sens peut être comparé au fonctionnement du socialisme libertaire comme expliqué précédemment. En d'autres termes, les mouvements sociaux sont coordonnés en interne par les principes de l'auto-gestion et sont reliés, en cas de nécessité, par le fédéralisme. Il est important de noter que, en agissant de cette façon, nous intégrons dans nos moyens de lutte les positions défendues quant aux finalités que nous voulons atteindre, ce qui confirme la maxime selon laquelle «les fins sont dans les moyens." Même les reponsabilités et les fonctions assumées sont temporaires, révocables et soumis à une rotation.

Dans ce modèle de mouvement social, il y a une nécessité pour les militants de se conduire avec éthique et responsabilité. l'Éthique, qui guide la conduite militante correcte, est fondée sur des principes qui sont opposés au capitalisme et à l'état et qui soutiennent la coopération, la solidarité et l'entraide. Elle oriente aussi le comportement militant qui fonctionne sans nuire à autrui, qui favorise le soutien, ne permettant pas des postures visant à la division ou aux affrontements injustes. La responsabilité, un principe qui s'oppose aux valeurs du capitalisme, encourage les militants des mouvements sociaux à faire preuve d'initiative, qu'ils prenne des responsabilités et les assume - cela empêchera que quelques-uns soient surchargés de nombreuses tâches - qu'ils ont des attitudes compatibles avec l'esprit combattif et qu'ils contribuent de la meilleure façon aux mouvements sociaux.

La Solidarité et l'entraide sont également des principes qui devraient être encouragées dans les mouvements sociaux. En opposition à l'individualisme du capitalisme l'unité des classes exploitées, afin de lutter contre le capitalisme et l'État, devrait être encouragée. En sortant de l'isolement et en cherchant à se associer, à se joindre à d'autres personnes qui veulent construire un monde plus juste et plus égalitaire, les gens construisent la solidarité de classe. Cela se produit par l'association d'une personne à une autre pour former un mouvement social, ou même d'un mouvement social à l'autre dans la poursuite de la construction de l'organisation populaire et le dépassement du capitalisme et l'État. Dans ce cas, les fonriètres de l'État ne devraient pas être reconnues, dès lors que les mouvements sociaux devraient faire preuve de solidarité par intérêts de classe, et non pas par nationaux. Quand ils sont guidés par les intérêts de classe, les mouvements sociaux sont internationalistes.
En outre, les mouvements sociaux constituent un espace privilégié pour le développement de la culture et de l'éducation populaire. C'est la culture, comme manière d'être et de vivre des classes exploitées, qui donnera corps à l'éducation populaire. Tous ceux qui sont mobilisés pour développer leur apprentissage et de nouvelles formes, manifestations, langues et expériences traduisent l'esprit de lutte. Comme il n'y a pas de connaissance complète, c'est le processus d'échange entre les militants qui permet cette éducation, dans laquelle il n'y a pas d'un côté les professeurs et de l'autre les élèves, car tous sont les enseignants et les étudiants. Tout le monde enseigne et tout le monde apprend. De cette façon se produit la construction d'une éducation qui respecte la culture des gens et forme les militants à travers des dialogues, débats, des échanges d'expériences. Dans ce processus, il est possible de tenir la comparaison avec les valeurs du capitalisme qui sont transmis chaque jour par les médias, les écoles et autres moyens de reproduction.
En outre, la «gymnastique révolutionnaire" elle-même, fournies par les expériences de lutte, en même temps qu'elle apportera des gains à court terme, aidera ce processus éducatif, y contribuant avec les expériences pratiques de recherche de la liberté à travers la liberté elle-même.

Les gains à court terme, les soi-disant réformes, quand ils sont conquis par les mouvements sociaux serviront de moyens pour réduire la souffrance de ceux qui luttent et en même temps nous apprennent des leçons en terme d'organisation et de lutte. Nous comprenons, par conséquent, que «nous allons prendre ou conquérir d'éventuelles réformes dans le même esprit que celui qui commence à prendre à l'ennemi pied à pied le terrain qu'il occupe, pour avancer toujours plus" [105]. Et nous croyons que dans la lutte pour les réformes, les mouvements sociaux ne deviennent pas réformistes- ceux qui considèrent les réformes comme une finalité. Même avec la lutte pour des réformes ils peuvent soutenir une pratique révolutionnaire et être contre le réformisme, car «si nous sommes contre le réformisme, ce n'est pas parce que les améliorations partielles ne nous intéressent pas, mais parce que nous croyons que le réformisme n'est pas seulement un obstacle à la révolution , mais même aux réformes "[106].
Cette affirmation laisse place à une autre caractéristique essentielle que nous croyons fondamentale dans les mouvements sociaux: la perspective révolutionnaire à long terme. Sur cette base, l'idée est que les mouvements sociaux, en plus d'avoir leurs étendards spécifiques (terre, au logement, travail, etc) peuvent avoir comme objectifs la révolution et la construction d'une nouvelle société. Nous considérons que les luttes de court et moyen terme sont complémentaires avec cette perspective à long terme et non pas incompatibles. Avec une perspective à long terme les mouvements ont une plus grande capacité de conquête sociale, plus les objectifs étant éloignés, plus grandes étant les conquêtes sociales- les premières conquêtes sociales n'étant pas la fin de la lutte. De nombreux mouvements sociaux qui n'ont pas de perspective à long terme, ayant leurs demandes satisfaites (terres pour les paysans sans terre, maisons pour les sans-abri, travail pour les sans emploi, etc.) pensent que l'horizon est atteint. Pour nous ce n'est que la première étape, et même s'il est atteinte, elle devrait stimuler d'autres luttes et mobilisations autour d'autres problèmes qui affectent notre société. C'est cette perspective qui fournit également un regard critique sur les mouvements sociaux en lien avec le capitalisme et l'État, préservant leur vigilance face à des tentatives de collaboration de classe et d'intégration. Cette perspective encourage également la solidarité et d'entraide, dès lors que les classes exploitées ne se voient plus comme fragmentées, mais en tant que partie d'un tout qui se bat pour une société nouvelle. Ainsi, les mouvements sociaux défendent une perspective à long terme qui est révolutionnaire,
    dans le sens où elle veut remplacer une société fondée sur l'inégalité, sur l'exploitation de l'immense majorité des hommes par une minorité oppressive, sur le privilège, sur la paresse, et sur une autorité protectrice de toutes ces belles choses par une société fondée sur l'égalité, la justice pour tous et la liberté de tous. [...] Elle veut, en un mot, une organisation économique, politique et social dans laquelle chaque être humain, sans préjudice de leurs particularités naturelles et individuelles, trouve une chance égale de se développer, de se former, de penser, de travailler, d'agir et de profiter de la vie comme un être humain. [107]
Un autre point important qui doit être mentionné est le fait que les mouvements sociaux ont souvent été le résultat d'actions et mobilisations spontanées des classes exploitées. Ce fait est naturel pour nous et nous considérons que nous aurons toujours à vivre avec lui. Dans des situations extrêmes des secteurs de la population se révoltent ou sont mobilisés pour des raisons différentes: pour dénoncer une injustice, pour répondre à une attaque du système, pour obtenir quelque chose à manger, un endroit pour vivre, etc Si d'une part nous préconisons l'organisation nous croyons, d'autre part, que nous devrions toujours soutenir ces moments de mobilisation populaire spontanée. Les objectifs organisationnels doivent être poursuivis au sein de la lutte. Nous ne devons pas, par conséquent, remettre en cause la spontanéité quand elle prend place, mais plutôt, impliqué dans les luttes, essayer de catalyser les forces afin d'atteindre le degré nécessaire d'organisation. L'interaction de cette dynamique des mouvements sociaux, qui contient naturellement un haut degré de spontanéité, avec des contextes sociaux variables (la répression, la législation, les changements dans les forces politiques agissantes, etc) entrainera naturellement des flux et reflux des mouvements sociaux. Il y aura des moments où les circonstances permettent une réalité de luttes plus radicale et permanentes. A d'autres moments ils produiront des contextes difficiles pour l'articulation, du découragement, de la peur, etc Autrement dit, il est naturel qu'il existe des contextes de flux et reflux.
A certains moments, qui sont généralement précurseurs de grands événements historiques, des plus grands triomphes de l'humanité, tout semble avancer à un rythme accéléré, tout respire la force: l'esprit, le cœur, la volonté, tout se passe à l'unisson, tout semble aller vers la conquête de nouveaux horizons. Donc, il s'établit dans la société, comme un courant électrique qui unit les individus les plus éloignés dans le même sentiment et les esprits les plus disparates dans une pensée commune qui imprime la même volonté à tous. [...] Mais il y a d'autres moments sombres, désespérés et fatals, où tout respire la décadence, la prostration et la mort, et qui expriment une véritable éclipse de la conscience publique et privée. C'est le reflux qui suit toujours les grandes catastrophes historiques. [108]
Nous considérons qu'il est de notre devoir de bien évaluer le contexte et d'agir de manière appropriée. À une époque où le contexte s'oriente vers un flux nous devons attaquer, agissant avec toute la force et de fournissant toute l'organisation nécessaire. À une époque où les contexte s'oriente vers un reflux, nous devons savoir comment vivre avec les problèmes, «Garder la flamme allumée", et attendre le bon moment pour se re-mobiliser.
Enfin, notre point de vue est que nous devons briser l'isolement des individus, en créant et en encourageant le développement des mouvements sociaux avec les caractéristiques indiquées ici. Il s'agit d'une première étape dans notre stratégie permanente. Après cela, dans une seconde étape, nous considérons comme nécessaire l'assemblage de divers mouvements sociaux pour la constitution de ce que nous appelons dans l'ensemble du texte l'organisation populaire, c'est à dire la convergence des mouvements sociaux dans une lutte constante contre le capitalisme et l'Etat.
Cherchant à accroître de façon permanente la radicalisation et la force sociale de l'organisation populaire, nous considérons qu'il est possible de parvenir à la révolution sociale et donc de mettre en place le socialisme libertaire. Dans ce processus de transformation sociale nous croyons que les classes exploitées ont un rôle indispensable , « cette masse, [...] sans l'aide déterminante de laquelle le triomphe de la révolution ne sera jamais possible" [109].

Notes:

95. Bakounine. "Besoin d'Organisation." Dans: Concept de la liberté, p.136.
96. Idem. La grève duale de Genève. Sao Paulo: Imaninário / Faisca, 2007, p. 94.
97. Ibid. p. 90.
98. Errico Malatesta. "Los Anarquistas y los Movimientos Obreroa". Extrait de Il Risveglio les 1-15. 1927. Dans: Vernon Richards. Op. Cit. p. 111.
99. Bakounine. «L'unité et le Programme des Forces armées révolutionnaires ..." Dans:. Conceito de Liberdade, p. 163.
100. Idem. "La Política de la Internacional" Dans: Frank Mintz (ed.). Bakounine: Crítica y acción, P. 85. Bien qu'étant un critique matérialiste féroce, Bakounine a fait valoir que même les travailleurs religieux devraient se joindre au mouvement syndical. Nous pensons, comme lui, que la religion ne doit pas diviser les mouvements sociaux. Sur la critique de Bakounine de Dieu et la religion, voir: Bakounine. Dieu et l'Etat. Sao Paulo: Imaginário, 2000, et Bakounine. Le fédéralisme, le socialisme et l'anti-théologisme.
101. Universidade populaire. Capitalismo, anticapitalisme e Organização populaire. Rio de Janeiro: UP / MTD-RJ (sous presse).
102. Pierre Kropotkine. "Jovens Aos" Dans: Palavras de um Revoltado, p. 67.
103. Emile Pouget. L'Action Directe.
104. Farj. "Un Política não é par os Políticos" Dans: Libera 136. Rio de Janeiro, 2006.
105. Errico Malatesta. "Anarchisme e Reforma" Dans: Anarquistas, Socialistas Comunistas e, P. 146.
106. Idem. "Quanto Pior Estiver, Melhor Sera" Dans: Anarquistas, Socialistas Comunistas e, P. 67.
107. Bakounine. Un Dupla Grève de genebra, pp 92-93.
108. Idem. "Algumas Condições da Revolução." Dans: Conceito de Liberdade, pp.128-129.
109. Idem. "Educação Militante". Dans: Conceito de Liberdade, p. 147.


Sommaire

0. Préface du Traducteur

1. Introduction

2. L'anarchisme social, la lutte des classes et les relations Centre-Périphérie

3. L'anarchisme au Brésil: la perte et la tentative de récupération du vecteur social

4. La société de domination et d'exploitation: le capitalisme et l'Etat

5. Les objectifs finaux: la révolution sociale et socialisme libertaire

6. L’organisation et la force sociale

7. Les mouvements sociaux et l'organisation populaire

8. L'organisation spécifique anarchiste

9. L'organisation spécifique anarchiste: la pratique et l'insertion sociale

10. L'organisation spécifique anarchiste: production et reproduction de la théorie

11. L'organisation spécifique anarchiste: la propagande anarchiste

12. L'organisation spécifique anarchiste spécifique: formation politique, relations et gestion des ressources

13. L'organisation spécifique anarchiste: rapports entre L'organisation spécifique anarchiste et les mouvements sociaux

14. L'organisation Spécifique Anarchiste: La nécessité de la stratégie, de la tactique et du programme

15. L'Especifismo: L'organisation anarchiste, perspectives et influences historiques

16. Notes et conclusion

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