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HONDURAS : On négocie la sortie de "crise" dans le dos du peuple

category amérique centrale / caraïbes | impérialisme / guerre | opinion / analyse author Monday July 13, 2009 06:19author by José Antonio Gutiérrez D. Report this post to the editors

Cet article de José Antonio Gutiérrez D publié par Anarkismo analyse la situation actuelle au Honduras ; il montre, notamment, comment les auteurs du coup d'Etat, obligés à négocier, espèrent continuer leur travail de sape à l'encontre de tout réformisme aussi tiède soit-il et comment ces négociations se dérouleront dans le dos du peuple. Cet article fait suite à celui qui avait été publié précédemment.

[ Castellano ]

Traduction: Groupe Nada (FA)
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Honduras : On négocie la "crise" dans le dos du peuple.



Depuis le moment même où l'oligarchie hondurienne a décidé du Coup d'État, il s'avérait peu probable, aux yeux de tout observateur, que celui-ci représenterait une stratégie soutenable à moyen terme bien que, indubitablement, doivent exister dans l'armée certains gorilles qui rêvent encore des jours des dictatures militaires affirmées et qui cherchent à trouver la manière de s'accrocher au pouvoir. Mais, pour tout oligarque doté d'un peu d'intelligence , il était évident que ce qui était recherché avec le Coup d'Etat n'était pas d'installer une dictature pour un temps significatif, mais d'appliquer une stratégie d'"usure" qui vise trois objectifs :

    1. épuiser l'esprit réformiste libéral de Zelaya ; le propos dominant cesse d'être dans le changement politique et social au Honduras, mais se place dans la défense de l'"ordre constitutionnel" – lequel, au passage, est l'ordre installé par l'oligarchie gorille et sacralisé dans la Constitution de de 1982 ;

    2. dissuader l'élément populaire de chercher des changements plus profonds dans la société hondurienne ; le mouvement populaire dans ce pays est extrêmement faible et a récemment commencé à relever la tête après de sombres décennies de dictatures et de gouvernements paramilitaires, et, par conséquent, quelque peu de répression suffirait à le désarticuler et à dissuader les expressions populaires organisées ;

    3. obtenir une négociation politique, avec la sanction de la Communauté internationale, qui fixe des limites étroites pour les possibilités de changement, qui ne menace pas, ne fusse que de manière cosmétique les privilèges absolus de l'oligarchie.


Mais les Gorilles n'avaient pas envisagé deux facteurs :

  • L'opposition international généralisée (ONU, OEA, les USA, EU, ALBA, Groupe de Rio) qui montra les limites de l'espace politique que le gorillisme pourrait obtenir par le Coup d'Etat. L'expulsion de l'OEA et l'insistance sur le retour inconditionnel de Zelaya imposé par cet organisme [1] a représenté un coup dur pour les gorilles, ce qu'ils n'envisageaient absolument pas, ce qui démontre leur autisme. Le fait qu'ils ne se rendent toujours pas compte que, dans l'actuel contexte historique [2] , les dictatures militaires ne conviennent pas davantage aux classes dominantes de l'Amérique latine disposées à céder quelques espaces pour la réforme sociale ;

  • La réponse populaire qui, à l'inverse de ce qu'attendait l'oligarchie hondurienne, a été ferme. Le mouvement populaire loin de se laisser impressionner a fait preuve d'une lutte héroïque dans les rues et s'est vu renforcé comme acteur politique redoutable. Rappelons que ce n'est pas rien que de faire face à un Coup Militaire : cela requiert suffisamment de conviction pour surmonter la peur et pour sortir dans la rue en défiant l'état de siège, les militaires circulant par les rues, armés jusqu'aux dents. Le nombre de manifestants dans tout le pays a augmenté exponentiellement et, dimanche, par exemple, ils ont été plusieurs dizaines de mille celles et ceux qui, au péril de leur vie, sont allés à l'aéroport de Tegucigalpa attendre Zelaya qui ne fut pas autorisé à atterrir par les autorités de l'aéronautique.


Nous pourrions dire que la stratégie de l'"usure" a été un échec complet jusqu'à présent, parce que bien que ce qui en était attendu était d'exorciser la possibilité de changement social [3] , ce qui, de fait, a été obtenu c'est la radicalisation du peuple hondurien comme jamais n'aurait pu le faire le plus "radical" des discours de Zelaya.

Ainsi vont les choses, et si nous ajoutons l'ostracisme diplomatique des gorilles ainsi que la possibilité d'un impact économique significatif de la crise sur la population (et nous savons que les secteurs de la classe moyenne qui soutiennent « Goriletti » [4] peuvent rapidement se retourner contre lui si on exige d'eux trop des "sacrifices" dans la défense des intérêts étroits de l'oligarchie), cela ne me surprendrait pas qu'à ces moments précis se développe une lutte intense dans le bloc des gorilles pour savoir comment sortir de ce guêpier tout en tirant un certain bénéfice politique de toute cette aventure militariste.

Le peuple s'est montré comme un acteur politique de poids



La crise ne peut pas être prolongée indéfiniment, encore moins quand a été généré un contexte qui justifie pleinement le passage à des "formes supérieures de lutte" (ie, insurrectionnelles) par la population, encore que Zelaya ait appelés au calme. De fait, la mobilisation populaire croissante et la radicalité que celle-ci peut assumer sont quelque chose qui inquiète les classes dominantes dans tout l'hémisphère et, évidemment, aussi au Honduras. La perspective de débordement de ceux d'en-bas est une réalité qu'aucun des secteurs de la classe dominante (golpistes ou non golpistes) ne peut voir sans crainte.

Nous avons déjà insisté sur le fait que les conditions suivantes sont les seules deux manières de résoudre la crise :

  • Que le facteur prédominant dans sa résolution est le peuple dans les rues, ce qui, même si c'est loin d'être une solution de caractère révolutionnaire étant donné une série de limitations objectives de la mobilisation (absence références et d'alternatives révolutionnaires de poids), laissera derrière elle un peuple renforcé ayant une pleine conscience de ses capacités. Cette solution ne convient ni au réformisme [5] , ni, bien au contraire, aux gorilles.

  • Ou que la crise se résolve par en haut, dans des négociations à huis clos entre les secteurs des élites économiques et politiques, indépendamment de la présence internationale de rigueur. Même si dans le court terme cette solution chercherait à démobiliser le peuple "excité", elle ne pourrait empêcher que le processus de politisation et de conscientisation continue de s'approfondir et que se révèlent les limites du réformisme.


Quelle que soit la façon dont se résoudra la crise, nous voyons que, depuis la tentative d'atterrissage de Zelaya dans l'aéroport de Tegucigalpa, laquelle se termina par le lâche assassinat de trois manifestants par l'armée [6] , ceux d'en-bas, le peuple hondurien, mobilisé avec des chiffres de participation qui, selon les sources vont de de 30.000 à 100.000 manifestants (les mobilisations de masses les plus impressionnantes jamais vues au Honduras) s'est placé comme un acteur politique de droit dans le processus. Ceci ne pourra, dans le futur, être ignoré par aucune des parties.

Préparation de terrain pour négocier avec les gorilles.



Après la tentative de retour de Zelaya, il est évident que l'oligarchie ne peut simplement continuer à fanfaronner, provoquant l'OEA, et doit bouger rapidement avant de lancer ses dernières cartes avec la "Communauté internationale" et avant que l'unité qu'elle maintient de manière plus ou moins monolithique se désagrège dans des querelles intestines accentuées par l'isolement et les possibles sanctions.

C'est pour cela qu'ils ont cherché un rapprochement non avec l'OEA, mais avec les USA pour préparer le terrain à une négociation éventuelle pour terminer la crise. Rappelons que, même si le gouvernement des USA a déclaré son soutien à Zelaya et a condamné le Coup d'Etat - de manière tardive et seulement après avoir été interpelé par des fonctionnaires de l'ONU -, ceci a été fait de manière équivoque et depuis le début ils ont insisté sur une sortie négociée entre les parties.

Le 7 juillet la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déjà annoncé qu'elle favorisera une solution négociée entre les parties pour résoudre la crise et ce sera au président du Costa Rica, Oscar Aias que reviendra le rôle de médiateur. La grande difficulté sera que le bloc Gorille au Honduras conclut un accord autour de la figure de Zelaya : même si les secteurs durs de l'armée et du "gorillisme" refusent entièrement que la négociation inclue le retour de Zelaya au pouvoir (position qui a été ratifiée par Goriletti avant de confirmer sa disposition à négocier), il est évident que la Communauté internationale n'acceptera pas une solution qui n'inclut pas ce point. [7] Il parait certain que les secteurs les plus lucides du "gorillisme" sont pleinement conscients de ceci et que s'ils maintiennent encore une position "dure", au moins en apparence, devant le refus que Zelaya revienne au pouvoir, c'est seulement pour continuer dans la stratégie de l'usure en même temps qu'ils limitent les concessions qu'ils devront faire à la table de négociation au retour du président déposé. L'épouse de Zelaya s'est déjà fait l'écho de cela dans une manifestation imposante au cours de laquelle elle a déclaré à la presse que "tout est négociable, moins le fait que Zelaya revienne à la présidence".

L'obligation qu'ils auront d'accepter le retour de Zelaya est évidente selon les déclarations du président de la Cour Suprême du Honduras qui a indiqué, hier 7 juillet, qu'au nom de la "paix" et de la négociation pacifique dans la crise actuelle, il reviendra au Congrès d'accorder une "amnistie" (! ?) à Zelaya et permettre son retour. [8]

Pas besoin de préciser que ces négociations seront hermétiquement blindées à la participation populaire. On tournera le dos au peuple qui a versé son sang dans les rues de Tegucigalpa, non parce que Zelaya leur parait sympathique, mais parce qu'il croie voir dans le réformisme la possibilité de transformations sociales qu'il appelle dans un des pays les plus pauvres de l'hémisphère. Il est important en ce sens de souligner que le peuple n'a pas d'autre "ami" que lui-même, que c'est une tâche de premier ordre que de développer son propre programme qui rassemble ses aspirations, puisque la seule garantie que ses intérêts ne soient pas trahis c'est sa participation directe à la lutte et à toute action pour mettre un terme à l'actuelle crise.

Qu'est-ce qui sera négocié avec les gorilles ?



Bien que le contenu spécifique des négociations ne soit pas encore connu, sauf la prévisible exigence d'amnistie pour les gorilles, il est assez probable que les gorilles veuillent faire tourner la négociation autour des points suivants :

  • Ils chercheront l'amnistie pour les gorilles (hiérarchies ecclésiastiques, militaires, judiciaires et parlementaires), peut-être, en échange de l'"amnistie" de Zelaya ;

  • Ils chercheront à ce qu'il renonce à tout type de réforme de la Constitution de 1982, ou, au moins, de ces aspects que l'oligarchie "gorille" considère fondamentaux pour maintenir son hégémonie ;

  • Ils chercheront à maintenir le poids spécifique de l'armée sur la scène politique (c'est-à-dire, maintenir le pilier fondamental de l'État contre-insurgé) et ils s'opposeront à toute mesure qui cherche à diminuer son influence ;

  • Très probablement, les acteurs internationaux chercheront à bénéficier de faveurs pour avoir aidé au retour de Zelaya au pouvoir : peut-être que les USA cherchent un nouveau rapprochement et à éloigner le Honduras de l'influence de l'ALBA, en même temps que l'UE pourrait arriver à négocier tardivement afin d'accélérer le processus de négociation de l'Accord de libre Commerce avec l'Amérique Centrale qui a été récemment mis en suspens.


Ces conditions sont inacceptables, mais leur acceptation dépendra non de l'habileté de négociateur de Zelaya, mais de la capacité de lutte que montrera le peuple hondurien dans ces heures cruciales. Il est fondamental qu'en ce moment, où l'on veut résoudre la crise "par en haut", les différentes expressions populaires mobilisées et en lutte ne soient pas démobilisées, mais avant tout qu'elles radicalisent encore plus leur lutte, afin que les propositions fondamentales de changement, qui ont produit, en premier lieu, l'escalade agressive de l'oligarchie ne soient pas abandonnées et qu'on arrive à une solution de consensus qui bloque, une fois de plus, les demandes les plus pressantes de la classe laborieuse hondurienne.

La portée hémisphérique des évènements au Honduras.



Finalement, nous croyons nécessaire d'insister sur la portée hémisphérique de ce qui arrive au Honduras.

    1. Il est démontré, avec le Coup d'Etat, la persistance d'une tradition "gorille" dans les armées, alimentée par la doctrine de sécurité nationale enseignée dans l'École des Amériques par le commandement militaire yankee, de même que l'on vérifie à nouveau la difficulté et les limites des expériences réformistes dans ces pays où persiste encore l'hégémonie absolue d'une oligarchie archaïque et fossilisée.

    2.Il se vérifie aussi que le l'impérialisme ne dépend pas de qui "administre" et qu'il représente une politique d'état bien implantée à Washington. Même si nous ne connaissons pas avec exactitude la participation réelle des USA dans les évènements du Honduras, il est absolument impossible qu'une armée comme l'armée hondurienne, formée par le Pentagone et dans un pays où il possède une base militaire (Soto Cano), avec au moins 500 US Marines, ait pu agir en tournant complètement le dos à Washington. Un certain degré de consentement, même tacite, a dû être accordé pour que l'armée du Honduras ose au moins déplacer un doigt. Nous savons que les USA ne fonctionnent pas comme un bloc homogène et que des frottements se produisent fréquemment entre leurs différents organismes (Département État, CIA, Pentagone, etc..) en ce qui concerne des sujets de "sécurité hémisphérique", c'est pourquoi il est parfaitement possible que des secteurs de l'Etat yankee aient consenti et aient autorisé le Coup d'Etat sans nécessairement en informer les autres. Nous croyons que ceci explique l'ambigüité dans la réaction initiale d'Obama face au Coup d'Etat.

    Les confessions d'un fonctionnaire du Département d'État nous apporte des lumières en ce sens : "Ils ont admis de la même manière qu'il y a eu des contacts avec les militaires au Honduras, y compris " très récemment" pour essayer de mitiger la crisis." Cela nous laisse douter du type de contacts qui ont eu lieu, s'ils sont très « récents », pourquoi n'y a-t-il pas eu d'alerte lancées sur les intentions golpistes de l'armée si on en avait déjà connaissance etc. Tout indique qu'au moins certains secteurs du Département d'État américain, et avec certitude le gros du Pentagone et de la CIA, avaient pleine connaissance que ce Coup d'Etat était en train de mijoter. Ce qui finit de dissiper toute illusion que, avec l'arrivée d'Obama, les vieilles habitudes impérialistes des USA seraient jetées par-dessus bord.

    3 Avec ce coup d'Etat on vérifie aussi que les Etats-Unis ont perdu leur hégémonie absolue sur la région et que les États latino-américains, chacun avec ses propres intérêts , ou en bloc (ALBA, SICA) ou individuellement (le Costa Rica, le Brésil, etc.), ont fait irruption sur la scène régionale de manière décisive, comme cela avait déjà été vérifié avec la crise déchainée par la Colombie avec son irruption militaire en Équateur en mars 2008 et avec la crise bolivienne entrainée par le massacre de Pando en septembre 2008. Ceci démontre que l'unipolarité obtenue par les USA pendant le Nouvel Ordre Mondial est en franc recul face à l'avancée d'autres acteurs qui contestent son hégémonie au niveau régional.

    4.Mais aussi la réponse populaire démontre que, en dépit des chants de sirènes du réformisme et de la possibilité d'avancer dans des processus de changement sans altérer significativement l'ordre "constitutionnel" (expression de la domination ultime de la bourgeoisie), l'ère des changements révolutionnaires ne s'est pas encore terminée, malgré que les réformistes se dépêchent de l'enterrer dans ses programmes politiques. Ceci représente le plus important et est apparu clairement avec la crise. En fin de compte, le peuple du Honduras a rappelé à tout le Continent que seule sa lutte directe garantira que les changements sociaux seront substantiels. Il revient aux secteurs populaires de base de tirer les leçons de ce processus et de poser à nouveau, depuis la base, la voie du changement révolutionnaire pour l'Amérique latine, construite par le peuple de manière directe et de nature essentiellement libertaire. C'est-à-dire, qui interroge la mainmise de quelques-uns sur les affaires et les vies de tous, en revenant au meilleur de la tradition de la démocratie directe, tournant ainsi le dos aux modèles politiques et économiques que les classes dominantes ont déclarés immuables.


José Antonio Gutiérrez D.
8 juillet, 2009

NB : Le traducteur s'insurge contre l'amalgame qui est fait entre les salopards putschistes toujours présents et actifs et les grands singes en voie de disparition.


[1] Y compris Insulza, secrétaire général de l'OEA, qui a déclaré qu'il n'y avait rien à négocier avec, ce qui doit avoir représenté une auge d'eau froide pour les gorilles http://www.elmostrador.cl/index.php?/noticias/articulo/insulza-no-vamos-a-honduras-a-negociar/

[2] J'insiste sur ce qui est certain dans l'actuel contexte historique. Contrairement aux libéraux de tout poil qui croient dans la toute-puissance des valeurs démocratique des bourgeois, je crois que les circonstances peuvent changer à nouveau et que le "gorillisme" peut être installé à nouveau comme une réponse naturelle devant le développement de la lutte de classes. Tant qu'il y aura lutte de classes, et tant qu'il existera les États, la solution de force sera encore une possibilité de plus de réponse face à la pression sociale.

[3] on peut discuter sur la radicalité des changements proposés par le projet réformiste de Zelaya, mais bien que nous puissions dire que ces changements sont intrinsèquement tièdes et modérés, nous devons prendre en considération, comme nous l'avons dit, que la radicalité d'une réforme dépend de comment et combien les classes dominantes sont réactionnaires et conservatrices.

[4] jeu de mot autour de "gorille" et du nom de Roberto Micheletti placé à la tête du pays par le coup d'Etat - NdT

[5] Ou au moins pas entièrement. Nous devons donc considérer qu'un certain niveau de mobilisation (dans certaines marges, que la confrontation ne se radicalise pas, etc..) est nécessaire pour le réformisme de Zelaya, puisque la crise des structures traditionnelles de représentation (tous les partis politiques traditionnels) fait que le dirigeant déposé aura besoin de constituer une base sociale d'appui..

[6] Quelques sources disent deux, mais étant donné la censure, il est impossible à savoir précisément le panorama de la répression actuellement au Honduras.

[7] La récente position des USA a été ambigüe en tâtant le le terrain : entretemps Obama affirme que Zelaya est le seul président légitime, Clinton ne mentionne pas, dans sa dernière déclaration de presse, le retour de Zelaya comme une condition sine qua non et laisse un espace pour dire que toutes les possibilités doivent être ouvertes au débat. Mais cependant, il est très peu probable que les USA favorisent une solution qui exclut le retour de Zelaya, précisément parce qu'ils ne veulent pas apparaitre comme le mécène du "gorillisme" http://espanol.news.yahoo.com/s/ap/090707/latinoamerica/amn_gen_honduras_presidente_eeuu

[8] http://www.radiolaprimerisima.com/noticias/resumen/56190 Au passage, il est évident que l'unité monolithique du bloc golpiste commence à se fissurer : entre eux on commence à se renvoyer les responsabilités, à se laver les mains, ce qui montre que doit exister un conflit interne aigu autour de comment résoudre cette crise dans laquelle ils ont été mis après une série de calculs politiques erronés.

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